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Olivia Gay

Ora & labora – Olivia Gay

Une forme d’exclusion qui se voit radicalisée, dans le travail d’Olivia Gay, sous deux formes : la réclusion volontaire des moniales, et la réclusion imposée, celle des détenues. Là où les premières ont fait le choix délibéré du retrait, loin du regard des hommes, mais sous le regard permanent et puissant de Dieu – être femme, n’est-ce pas décidément toujours être «sous le regard de»? […] Dominique Baqué

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Olivia Gay

Phantasia – Olivia Gay

Sans doute [ces femmes en maisons d’arrêt] ont-elles fauté, transgressé. Mais leur identité leur a été volée : il est interdit de photographier leurs visages. Alors Olivia Gay les rejoint autrement : en saisissant leurs corps dérobés à l’obscurité de leurs cellules, mais, plus encore, en leur offrant des carnets où dessiner, consigner leurs vies minuscules, leurs rêves, et coller des portraits d’actrices – par où la mère fait retour, de nouveau. Une subjectivation encore maladroite, comme esquissée, et qui trouve son déploiement dans le don d’un appareil photographique par lequel, enfin, elles s’auto-portraiturent et renaissent ainsi à elles-mêmes. […]
Dominique Baqué

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Foyers - Olivia Gay

Foyers – Olivia Gay

Ces photographies ont été réalisées dans des foyers d’hébergement sociaux situés à Paris à partir de 2009 (Malmaisons), puis de 2013 à 2018 (Le Palais de la femme). Il y a eu, dans cette expérience, l’idée d’offrir à ces femmes résidentes, un temps pour réfléchir et se fabriquer une image d’elles-mêmes, dans la réalité de leur contexte de vie précaire.

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Kolondimba - Olivia Gay

Kolondimba – Olivia Gay

En mission pour Action contre la faim au Mali, dans le village de Kolondimba – huit heures de piste de Bamako -, j’accompagne les femmes du village à porter un regard sur leur vie quotidienne. Nous distribuons des appareils photo compacts, puis organisons dans le village une exposition de leurs photographies. Devant les images accrochées entre les piquets de bois, une joie collective éclate. Danse, chants, tout un rituel merveilleux pour célébrer et partager ce moment. Les images sont ensuite rassemblées dans des petits livrets que nous fabriquons avec des matériaux trouvés sur place, qui deviendront leurs premiers albums de famille. (Olivia Gay)

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Olivia Gay

Mirabilia – Olivia Gay

Invitée en 2010 par le Château d’eau à Toulouse pour réaliser un travail photographique sur le quartier du Mirail, l’artiste y a rencontré des mères de famille, des étudiantes, des animatrices qui lui firent don de leur apparence au quotidien, dans l’espace public. Si chacune de ces images reflète la singularité du modèle, avec ses traits de visage, sa façon de se tenir face à l’objectif, sa manière de se vêtir, elles esquissent, une fois ensemble, la figure d’un quartier populaire de notre temps. Olivia Gay a joué de l’étymologie du nom du quartier, Mirail venant de « Mirabilia », mot latin se traduit par « merveilleux », « admirable »: en somme, il s’agit d’un hommage à ces madones du quotidien.

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Contemplaçoes - Olivia Gay

Contemplaçoes – Olivia Gay

Inspirée par des écrits philosophiques de Hobes (Le Citoyen) et Le Corbusier (L’habitation moderne), Contemplaçoes traduit la démarche quasi anthropologique de la photographe, prenant appui sur des notions comme: habiter, travailler, cultiver l’esprit, circuler, relation à son environnement. Le terrain d’étude se situe ici dans les favélas du Brésil et les sujets sont tous (ou devrait-on dire « toutes ») des habitant-e-s modestes aux destins circonscrits par l’ADN de leur environnement.

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Olivia Gay, Sabrina, ouvrière sur fond gris

Gestes – Olivia Gay

Ici la mécanisation a repris le dessus. L’usine est là, présente, oppressante parfois, avec ses deux ateliers : un atelier de «cartonnage», avec lumière du jour, zénithale, et un atelier de machines, plus spacieux, de nouveau très bruyant et éclairé de néons agressifs comme dans la série consacrée aux caissières de Margon. Scénographie du travail à la chaîne, issu du fordisme américain : les gestes sont répétitifs, doivent viser l’efficacité maximale en un temps minimal, et la hiérarchie professionnelle oppose les «filles-machines» – une appellation qui en dit long – et les «filles qui travaillent en main», ou encore «cartonnières» qui, chance pour elles, travaillent à la lumière du jour. Paradoxe absolu : ces ouvrières travaillent à la chaîne pour fabriquer des boîtes destinées à l’industrie du luxe, Chanel, Hermès, Cartier… Soit des produits que non seulement elles ne verront jamais, puisqu’elles sont réduites à leur emballage, mais que le salaire d’une année de travail ne pourra jamais leur offrir… Cruel clivage, une nouvelle fois, entre les femmes riches, très riches souvent, qui jouissent du luxe, et celles qui, chaque jour, dans l’aliénante répétition des mêmes gestes et dans le bruit insensé des machines, s’échinent pour elles. […] Dominique Baqué

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Madones de Bahia - Olivia Gay

Madones de Bahia – Olivia Gay

« A travers les visages et les corps de chacune de ces femmes, j’eus le sentiment de voir des images empreintes de sacré, à contre-champ du monde extérieur, telles des silences vivants », dit Olivia Gay. Réalisée à l’occasion de l’année de la France au Brésil en 2009, cette série fait partie d’une commande passée par la Pinacothèque de Sao Paulo à trois photographes français dont Olivia Gay, autour du thème : «Une photographie ethnologique : sur tes traces de Pierre Verger, Marcel Gautherot et Jacques Manzin.»

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