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[Le récit] c’est d’abord une variété prodigieuse de genres, eux-mêmes distribués entre des substances différentes, comme si toute matière était bonne à l’homme pour lui confier ses récits : le récit peut être supporté par le langage articulé, oral ou écrit, par l’image, fixe ou mobile, par le geste et par le mélange ordonné de toutes ces substances ; il est présent dans le mythe, la légende, la fable, le conte, la nouvelle, l’épopée, l’histoire, la tragédie, le drame, la comédie, la pantomime, le tableau peint (que l’on pense à la Sainte-Ursule de Carpaccio), le vitrail, le cinéma, les comics, le fait divers, la conversation.

Roland Barthes, « Introduction à l'analyse structurale des récits », Communications, 1966
Olivia Gay, Fatimatou

Envisagées
_ par Raphaelle Stopin

Les visages d’Olivia Gay sont tous féminins. Ces femmes – ou devrait-on dire ses femmes tant elles semblent faire communauté autour d’elle, dans une sorte de sororité -, paraissent toutes volontaires ; quand bien même elles subissent, elles sont présentées agissantes. Olivia Gay les photographie dans leur cadre de vie, de travail, parfois de privation […]

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Olivia Gay, Grace

Droit de regard, droit de cité
_ par Dominique Baqué

Les femmes d’Olivia Gay ne sont pas encore des révoltées, moins encore des militantes : mais elles persistent à exister, elles défient la cécité d’une société fracturée dans l’écart devenu incommensurable entre ceux que le hasard a dotés de tous les biens et qui, sans cesse, se montrent, s’exposent, s’affichent, et ceux qui n’ont rien, et dont l’on voudrait nous faire croire qu’ils ne sont rien. […]

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Olivia Gay, Les ouvrières sur fond rouge

Olivia Gay, le style documentaire
_ par Caroline Bach

Olivia gay emprunte clairement le style documentaire. Dominique Baqué, interrogeant justement la notion de document, écrit : «Or, il ne s’agit pas d’en revenir au document comme preuve infaillible. Pas plus que l’art, le document ne «donne» le réel : il le construit, lui donne sens, au risque des faux sens, des contresens, mais il n’est pas et ne sera jamais l’épiphanie du réel.» […]

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Arnaud Vasseux, Creux

Espaces creux, espaces communs
– par Joelle Zask

Parmi les sculptures d’Arnaud Vasseux, il y a des petites choses et des grandes, des objets en bois, en polyéthylène, en résine ou en carton, des dessins et des sculptures, des bas reliefs et des éléments mobiliers. Où se trouve leur communauté ? La première chose à dire, c’est qu’elles n’ont pas d’unité, et c’est tant mieux. L’unité suppose l’identité, pas nécessairement des formes, mais des mobiles de leur invention. […]

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galerie sintitulo

La réalité factice de ce qu’il y a de plus brutal dans la sublimation de la beauté
– par Cristina Albertini Bahnarel

Aux images de fragments de corps couverts de cire s’ajoutent désormais de véritables scènes d’intérieur, dont on ne saurait pas dire si ce sont d’aperçus de boudoir, de salon de beauté, d’atelier ou autre… Il pourrait s’agir de fragments d’une fiction d’anticipation, du côté de la dystopie, ou bien l’expression psychédélique à la Twin Peaks d’une histoire personnelle du culte de l’image. Avec ces images Marta éveille cette phrase que Louise Bourgeois (…)

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La photographie comme masque du réel
– par Bruno Dubreuil

Nous voilà donc dans l’univers du trompe-l’oeil, de cette illusion qui vise le redoublement parfait du réel.
C’est là un genre bien identifié et codifié dans l’histoire de l’art, dont le sens a évolué au cours des époques : d’abord virtuosité mimétique, puis jeu subtil avec la réalité.

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Post
– par Christian Caujolle

La netteté des images se combine à la permanence de la lumière qui la rend possible. À sa constance. À sa répétition. Une lumière extrêmement blanche. Une lumière paradoxale, qui met à plat et en même temps sculpte. Une lumière terrible. Qui fouaille les détails mais ne les met pas en valeur. Une lumière de salle d’opération. Scialytique.

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Encres flottantes – Arnaud Vasseux

Avec les « encres flottantes », Arnaud Vasseux reprend une technique japonaise ancienne dont les gestes et les éléments sont les moins nombreux et les plus simples: le suminagashi. Un bac rempli d’eau sert de terrain d’expérimentation. Le rapport traditionnel est inversé : au lieu de verser l’encre sur le papier, on dépose le papier à la surface de l’encre. C’est la feuille qui vient capter, par simple contact, la pellicule d’encre qui flotte à la surface de l’eau.

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A propos de Metroplex
– entretien avec Jean Christophe Nourisson

A l’occasion de leur exposition « Metroplex #1» à l’Atelier Soardi en 2008, cet entretien avec Jean-Christophe Nourisson évoquait les principaux questionnements que son propre travail a en commun avec la recherche d’Anne Favret et Patrick Manez: notre condition urbaine.

L’entretien a fait l’objet d’une publication dans « Exporevue » au moment de l’exposition.

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Paysagerie
– par Sophie Braganti

Comment rendre vivable ce qui si souvent ressemble à du désordre, des négligences et du placage de plans et de politiques absurdes tendant à minimiser, à réduire la place de l’humain. Notre regard trie, agence, réorganise. Il invente ou réinvente.

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