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Récits d’art:

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récit

C’est d’abord une variété prodigieuse de genres, eux-mêmes distribués entre des substances différentes, comme si toute matière était bonne à l’homme pour lui confier ses récits : le récit peut être supporté par le langage articulé, oral ou écrit, par l’image, fixe ou mobile, par le geste et par le mélange ordonné de toutes ces substances ; il est présent dans le mythe, la légende, la fable, le conte, la nouvelle, l’épopée, l’histoire, la tragédie, le drame, la comédie, la pantomime, le tableau peint (que l’on pense à la Sainte-Ursule de Carpaccio), le vitrail, le cinéma, les comics, le fait divers, la conversation.

Roland Barthes, « Introduction à l'analyse structurale des récits », Communications, 1966
Delphine Wibaux, les Absorptions au quart manquant

Abriter les êtres et les choses
– par Christiane Armand

Delphine Wibaux s’intéresse à ces abris rudimentaires parce qu’ils s’affranchissent de la culture. Comme l’explicite l’artiste, « les photographies de la Chine auraient très bien pu être prises au Maroc. » Delphine Wibaux rapporte également qu’elle cherche à introduire une dialectique entre la puissance naturelle à l’œuvre dans les Absorptions et celle-là même dont nous devons nous protéger […]

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Delphine Wibaux, Témoin Souple

Témoins souples
– par Christiane Armand

Les Témoins souples, initiés en 2014, consistent en des dépôts d’images sur pierre, porcelaine ou grès. […] Non fixés, ces derniers se déposent partiellement sur les surfaces avec lesquelles ils entrent en contact. Ainsi, chaque image pigmentaire en suggère une autre, sans cependant l’imposer. En ce sens nous pourrions la qualifier d’« image matricielle ». Une fois ce témoin visuel passé, la source pulvérulente perd de son homogénéité, conservant les traces plus ou moins visibles de ce dont elle a témoigné. […]

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Delphine Wibaux, Document 2020

Absorptions
– par Christiane Armand

L’artiste a mis en œuvre concrètement ses expériences poétiques en élaborant des protocoles expérimentaux où une grande variété de plantes et de tubercules ont été répertoriés au regard de leur pouvoir photosensible, de la stabilité des substances à la lumière, de leur teinte. Les jus photosensibles préparés par l’artiste ont donné l’opportunité de révéler en leur cœur atomique des images – d’astres, de paysages, de fouilles archéologiques sous-marines – reproduites en négatif sur papier calque et insolées. La révélation, non fixée, s’estompe au fil du temps, sous l’action de la lumière ambiante. Cette série de pièces porte invariablement le nom d’Absorptions. […]

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Partition lunaire

Partition lunaire
– par Christiane Armand

Si entrer dans la pratique artistique de Delphine Wibaux vous tente, osez le passage à travers la brèche offerte par Partition lunaire – nouvelle écrite par l’artiste en 2014 – et des mondes tissés de sensibilités multiples s’ouvriront à vous.

Le récit, narré à la première personne, raconte les migrations nocturnes d’une créature ayant trouvé refuge dans une grotte inscrite à l’intérieur d’un arbre. La narratrice […]

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galerie sintitulo

La réalité factice de ce qu’il y a de plus brutal dans la sublimation de la beauté
– par Cristina Albertini Bahnarel

Aux images de fragments de corps couverts de cire s’ajoutent désormais de véritables scènes d’intérieur, dont on ne saurait pas dire si ce sont d’aperçus de boudoir, de salon de beauté, d’atelier ou autre… Il pourrait s’agir de fragments d’une fiction d’anticipation, du côté de la dystopie, ou bien l’expression psychédélique à la Twin Peaks d’une histoire personnelle du culte de l’image. Avec ces images Marta éveille cette phrase que Louise Bourgeois (…)

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La photographie comme masque du réel
– par Bruno Dubreuil

Nous voilà donc dans l’univers du trompe-l’oeil, de cette illusion qui vise le redoublement parfait du réel.
C’est là un genre bien identifié et codifié dans l’histoire de l’art, dont le sens a évolué au cours des époques : d’abord virtuosité mimétique, puis jeu subtil avec la réalité.

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Post
– par Christian Caujolle

La netteté des images se combine à la permanence de la lumière qui la rend possible. À sa constance. À sa répétition. Une lumière extrêmement blanche. Une lumière paradoxale, qui met à plat et en même temps sculpte. Une lumière terrible. Qui fouaille les détails mais ne les met pas en valeur. Une lumière de salle d’opération. Scialytique.

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A propos de Metroplex
– entretien avec Jean Christophe Nourisson

A l’occasion de leur exposition « Metroplex #1» à l’Atelier Soardi en 2008, cet entretien avec Jean-Christophe Nourisson évoquait les principaux questionnements que son propre travail a en commun avec la recherche d’Anne Favret et Patrick Manez: notre condition urbaine.

L’entretien a fait l’objet d’une publication dans « Exporevue » au moment de l’exposition.

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Paysagerie
– par Sophie Braganti

Comment rendre vivable ce qui si souvent ressemble à du désordre, des négligences et du placage de plans et de politiques absurdes tendant à minimiser, à réduire la place de l’humain. Notre regard trie, agence, réorganise. Il invente ou réinvente.

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