fbpx

__ la galerie est ouverte sur rendez-vous, appelez-nous au 04 92 92 13 25 ou envoyez un e-mail pour annoncer votre présence:

_newsletter

[Le récit] c’est d’abord une variété prodigieuse de genres, eux-mêmes distribués entre des substances différentes, comme si toute matière était bonne à l’homme pour lui confier ses récits : le récit peut être supporté par le langage articulé, oral ou écrit, par l’image, fixe ou mobile, par le geste et par le mélange ordonné de toutes ces substances ; il est présent dans le mythe, la légende, la fable, le conte, la nouvelle, l’épopée, l’histoire, la tragédie, le drame, la comédie, la pantomime, le tableau peint (que l’on pense à la Sainte-Ursule de Carpaccio), le vitrail, le cinéma, les comics, le fait divers, la conversation.

Roland Barthes, « Introduction à l'analyse structurale des récits », Communications, 1966
Olivia Gay

Olivia Gay, des photographies socio-icôniques
_ par Fabienne Dumont

Les séries d’Olivia Gay ont aussi une parenté avec les travaux des artistes féministes qui désiraient parler des conditions de vie des femmes, dans leur multiplicité, pour témoigner de leurs vécus, de leurs labeurs, de leurs désirs, pour humaniser des vies souvent meurtries, abîmées par le poids des contraintes sociales. Ces travaux cherchaient à améliorer ces conditions de vie, à permettre aux femmes de gagner des droits. Outre la dignité retrouvée, qu’en est-il de ces aspirations à plus de justice sociale chez ces ouvrières ? Quelles sont les rêves des autres ? C’est à ces questions que le travail d’Olivia Gay cherche aujourd’hui à répondre, en amplifiant le dispositif photographique.

Parcourir ce document »
Olivia Gay

Olivia Gay, le style documentaire
_ par Caroline Bach

Olivia gay emprunte clairement le style documentaire. Dominique Baqué, interrogeant justement la notion de document, écrit : « Or, il ne s’agit pas d’en revenir au document comme preuve infaillible. Pas plus que l’art, le document ne « donne » le réel : il le construit, lui donne sens, au risque des faux sens, des contresens, mais il n’est pas et ne sera jamais l’épiphanie du réel. » Le style documentaire suppose une certaine distance à l’objet photographié, ni trop près, ni trop loin, une distance intermédiaire donc. Ensuite, il se construit aussi dans la série car c’est le frottement d’une image à l’autre, puis d’une série à l’autre, qui fait émerger le discours. C’est ainsi qu’Olivia Gay construit un regard sur les femmes et certaines de leurs situations dans notre monde aujourd’hui.

Parcourir ce document »
Olivia Gay

Le regard authentique d’Olivia Gay
_ par Jean-Marc Lacabe

Olivia Gay photographie très spontanément, avec un regard authentique, sans freiner ses envies et
ses désirs d’images. Démarche qu’elle nourrit de lectures philosophiques et anthropologiques sur le
corps comme notamment le travail de l’ethnologue Marcel Mauss. Cette question du corps et de sa
représentation est au coeur de ses recherches depuis ses premières photographies réalisées en
Amérique Latine, en 1998 : « Les Jineteras de La Havane ». Elle partage le quotidien de jeunes
prostituées durant deux mois, dans un quartier de la ville qu’elle délimite comme territoire
d’expérimentation photographique (…)

Parcourir ce document »
Droit de regard, droit de cité <br> _ par Dominique Baqué

Droit de regard, droit de cité
_ par Dominique Baqué

Les femmes d’Olivia Gay ne sont pas encore des révoltées, moins encore des militantes : mais elles persistent à exister, elles défient la cécité d’une société fracturée dans l’écart devenu incommensurable entre ceux que le hasard a dotés de tous les biens et qui, sans cesse, se montrent, s’exposent, s’affichent, et ceux qui n’ont rien, et dont l’on voudrait nous faire croire qu’ils ne sont rien.

Parcourir ce document »
Arnaud Vasseux, Creux

Espaces creux, espaces communs
– par Joelle Zask

Parmi les sculptures d’Arnaud Vasseux, il y a des petites choses et des grandes, des objets en bois, en polyéthylène, en résine ou en carton, des dessins et des sculptures, des bas reliefs et des éléments mobiliers. Où se trouve leur communauté ? La première chose à dire, c’est qu’elles n’ont pas d’unité, et c’est tant mieux. L’unité suppose l’identité, pas nécessairement des formes, mais des mobiles de leur invention. […]

Parcourir ce document »

inscrivez-vous à la newsletter de la

galerie sintitulo

Un art de manipulations lentes et secrètes
– par Jean-Christophe Bailly

Un art de manipulations lentes et secrètes, nocturnes la plupart du temps, une science fine des dépositions et des extractions, un rapport constamment maintenu avec la nature et la matérialité de tout ce que l’on peut toucher ou voir – c’est ainsi que se présente le travail entrepris par Delphine Wibaux depuis maintenant quelques années et dont on devine qu’il ne peut, compte tenu de son amplitude, que se recharger continuellement à lui-même, à la façon d’une suite de protocoles d’expérience se renouvelant en cascade. […]

Lire plus »

Partition lunaire (1)
– par Christiane Armand

Si entrer dans la pratique artistique de Delphine Wibaux vous tente, osez le passage à travers la brèche offerte par Partition lunaire – nouvelle écrite par l’artiste en 2014 – et des mondes tissés de sensibilités multiples s’ouvriront à vous.

Le récit, narré à la première personne, raconte les migrations nocturnes d’une créature ayant trouvé refuge dans une grotte inscrite à l’intérieur d’un arbre. La narratrice […]

Lire plus »

Absorptions (2)
– par Christiane Armand

L’artiste a mis en œuvre concrètement ses expériences poétiques en élaborant des protocoles expérimentaux où une grande variété de plantes et de tubercules ont été répertoriés au regard de leur pouvoir photosensible, de la stabilité des substances à la lumière, de leur teinte. Les jus photosensibles préparés par l’artiste ont donné l’opportunité de révéler en leur cœur atomique des images – d’astres, de paysages, de fouilles archéologiques sous-marines – reproduites en négatif sur papier calque et insolées. La révélation, non fixée, s’estompe au fil du temps, sous l’action de la lumière ambiante. Cette série de pièces porte invariablement le nom d’Absorptions. […]

Lire plus »

Témoins souples (4)
– par Christiane Armand

Les Témoins souples, initiés en 2014, consistent en des dépôts d’images sur pierre, porcelaine ou grès. […] Non fixés, ces derniers se déposent partiellement sur les surfaces avec lesquelles ils entrent en contact. Ainsi, chaque image pigmentaire en suggère une autre, sans cependant l’imposer. En ce sens nous pourrions la qualifier d’« image matricielle ». Une fois ce témoin visuel passé, la source pulvérulente perd de son homogénéité, conservant les traces plus ou moins visibles de ce dont elle a témoigné. […]

Lire plus »

Abriter les êtres et les choses (5)
– par Christiane Armand

Delphine Wibaux s’intéresse à ces abris rudimentaires parce qu’ils s’affranchissent de la culture. Comme l’explicite l’artiste, « les photographies de la Chine auraient très bien pu être prises au Maroc. » Delphine Wibaux rapporte également qu’elle cherche à introduire une dialectique entre la puissance naturelle à l’œuvre dans les Absorptions et celle-là même dont nous devons nous protéger […]

Lire plus »

La réalité factice de ce qu’il y a de plus brutal dans la sublimation de la beauté
– par Cristina Albertini Bahnarel

Aux images de fragments de corps couverts de cire s’ajoutent désormais de véritables scènes d’intérieur, dont on ne saurait pas dire si ce sont d’aperçus de boudoir, de salon de beauté, d’atelier ou autre… Il pourrait s’agir de fragments d’une fiction d’anticipation, du côté de la dystopie, ou bien l’expression psychédélique à la Twin Peaks d’une histoire personnelle du culte de l’image. Avec ces images Marta éveille cette phrase que Louise Bourgeois (…)

Lire plus »

La photographie comme masque du réel
– par Bruno Dubreuil

Nous voilà donc dans l’univers du trompe-l’oeil, de cette illusion qui vise le redoublement parfait du réel.
C’est là un genre bien identifié et codifié dans l’histoire de l’art, dont le sens a évolué au cours des époques : d’abord virtuosité mimétique, puis jeu subtil avec la réalité.

Lire plus »

Contactez-nous

Si vous souhaitez de plus amples informations n’hésitez pas à nous transmettre un e-mail depuis cette page, ou nous appeler.

+33 4 92 92 13 25

Merci de nous contacter. Nous allons vous répondre aussi vite que possible.