MASCHERPA Michelle

Vit et travaille à Saint Raphaël (83)

J’observe ce que je fais mais aussi ce que je vois et il me semble que ce qui est important c’est cette impression que tout tend à être chargé d'une certaine « sensibilité universelle ».
J’essaie dans chacun de mes gestes, dans chacun de mes actes, de rendre les choses universelles, car il me semble que rendre les choses universelles c’est vous rendre maître du temps qui passe.
Il m’a toujours semblé qu’ être liée à une époque était bien réducteur, même si le sens de la contemporanéité c’est aussi arriver à s'inscrire au mieux dans l'époque dans laquelle on vit. Mais là ou tout devient fascinant, c'est le moment ou l'on arrive à rendre toutes les expressions plastiques intemporelles comme on pourrait ne pas être capable de dater un texte de Bataille, une installation de Beuys, c'est ce perpétuel jeu, extrême et fondamental de fascination pour la vie et la mort (car ces deux événements ne sont ils pas l’Intemporel et l’Universel ?)

Face à la feuille blanche c’est ce que j’ai envie de retranscrire

Les formes d'expressions gaies et agréables d'une esthétique flatteuse m'ennuient. Je cherche le mystère, la tentation d’une certaine « métaphysique », le sens exacte de la non- figuration, la magie du trait…….

J’ai libéré les idées saugrenues. Pour ça, il m’a fallu rompre avec la logique, il m’a fallu rompre avec l’idée du « juste », et admettre que les effets seraient tout a fait visibles….. C’est le premier pas qui est difficile, s’éveiller et être tout à coup comme habitée par une ivresse du vide, avec l’impression que le temps est aussi vaste que la nuit, et qu’il ne sert a rien d’en avoir peur.

Michelle Mascherpa, 2005
Texte extrait du catalogue de l'exposition de l’Eté contemporain dracénois, 2005.



Actualités:

Michelle Mascherpa, exposition à la galerie sintitulo, 2012.