KURIYAMA Shigeru

Né en 1950 à Tokyo, vit et travaille à Nice

« Au réveil d'une sieste, dans le retour à la réalité, il y a toujours une nostalgie de la chose perdue. A-t-on rencontré quelqu'un dans le rêve, qui disparaît en fumée,et le monde est là. C'est un retour solitaire à la lumière du soleil d'un après midi.

Ainsi cherchons-nous dans une autre réalité la chose perdue des rêves, proche mais inaccessible, comme la rencontre manquée de quelqu’un, comme une chose éternellement perdue.

Par bonheur, il nous arrive parfois de retrouver cette « chose perdue » dans certaines toiles. En présence de « l’impossible » insistant, de ce qui devrait être complètement perdu…

Kuriyama saisit fidèlement cette rencontre manquée et nous amène le réel. C’est pour cette raison qu’il reste toujours transcendant et brille d’une lumière mystérieuse… La rencontre de la chose perdue est une pure rencontre du « réel », sans aucun rapport avec l’accomplissement du désir narcissique qui pousse la plupart…

Elle n’est pas l’imaginaire émotionnel ni le symbolique automatique et répété mais la rencontre du réel et tant que « tuché » (tuch), qui évoque la chose éternellement perdue… »

Hiroshi Foujita, psychopathologiste